Occitanie

Elles ont un parfum particulier ces collines: l’odeur de foin sans doute, un goût d’adolescence dans les vents brûlants de juillet, cet été sans pitié du sud-ouest qui laisse hommes et bêtes altérés, asséchés, atterrés. J’y arrive le soir quand dorent ces cambrures soyeuses comme un dos de chat devant le feu. L’Autan y couche les avoines, le jour noircit les tournesols. La vitre de mon train me dit : tu es revenue. Il faut avoir quitté un pays pour bien le regarder.