Chronique cartographique en territoires figurés et poétiques

Archives pour le mot-clé : poésie

Tilia, la légère

(diaporama) 22 juillet 2019 – 12h 29 – 27°C – 10km/h Quittons les adolescents, là où leurs cœurs battent et penchons-nous sur l’origine de Nîmes. Au pied de la résurgence des eaux cheminant depuis la garrigue à travers les mailles calcaires, se sont installés, il y a plus de 2000 ans, les Celtes célébrant la source et les arbres. De lire la suite...

Éluder le désir

Il lui récite les tables de multiplication d’une voix gouailleuse. « Oh my God » soupire-t-elle. Il stoppe net, se lève et bondit. Saute par-dessus la balustrade. Les canards et les pigeons s’envolent. Les cygnes, eux, ont gardé la tête sous l’eau. Ce vol de cygnes, non ! de naïades se sauveOu plonge Elle l’appelle, Benoît ? Bertrand ? Il gambade, il fanfaronne, lire la suite...

Problématiques de l’origine

À quelle question répondre…Comment l’origine ou bien pourquoi l’origine (parlant du monde)? De même pour le langage et la vie. Et qu’en est-il de l’origine de l’immatériel ? La science, la religion et la philosophie n’y suffisent pas. Non pas choisis au hasard, Francis Ponge et Philippe Descola rendent compte d’autre chose.  

Au-delà

« La poésie, dans une œuvre, c’est ce qui fait apparaître l’invisible.» Nathalie Sarraute, 1962   Ne pas dépasser le seuil peut être aussi ne pas se situer dans le champ et laisser place à l’imagination.  

Diffraction sans bord

Paris à l’aube 3 enfants du tumulte Certains rasaient les murs D’autres grimpaient dessus Leurs poings armés et leurs dents aiguisées Jaillissement équin Éruption des tranchées Les pointeurs fixaient les bulles des niveaux Qui remuaient ainsi que les yeux des chevaux Fin du monde Effondrement Leurs yeux étoiles bestiales Éclairent ma compassion À la fin tu es las de ce lire la suite...

Avec ses éphélides on peut brûler

On traverse des espaces humides Et dévastés, des rivières perdues On recherche et on traque, éperdu En silence, une femme livide Contre laquelle, avec ses éphélides On peut brûler tel l’enfant méconnu Et révolté ; se dresser mis à nu Et déchaîner une fièvre splendide Rougeoyante, c’est une frénésie Une folie, une guerre quasi Une flamme – fureur sombre, tension lire la suite...

Dictionnaire décalé

Atlas Il trace des planisphères, des cartes imaginaires et leurs graphismes. Il évoque le départ – un matin à l’aube -, la traversée d’une lumière spatiale sans bornes et sans vacarme. Il dénonce le trafic des réfugiés, depuis la guerre vers nulle paix, de la pauvreté vers le fantasme. CR Encre On la dit sympathique, de Chine et de sang. lire la suite...

Écriture pigmentée

Ah ! Que le temps vienne/Où les cœurs s’éprennent* Tronc noueux. Cicatrices indélébiles. Larmes de sèves. Je me tiens immobile sous un tilleul aux feuilles vert de gris. Je m’enivre du parfum entêtant des akènes bruissant au vent et du chant des oiseaux. Joyeuse sarabande de printemps. Vert sombre. Vert tendre. Vert topaze. Vert amande. Le vert est partout. Mon regard lire la suite...

Potomac River

Minéral hiver Anachronique lumière Qui n’est plus – en mai Là sur l’Ancien continent Du Rhône au Gard, feuillagé Catherine Robert

Musée de la ville de New York

Grande dépression Poussière de vie en tons Ocres – harassés Eux, indifférents aux tags Des gens privés de lumière Catherine Robert

Around Times Square 1501

Broadway – Paramount Du rock au mille cinq cent un Sous un clair-obscur Flouté de cyan, d’indigo Pour les païens de la soul Catherine Robert

Times Square

Flash d’or et d’azur Chlorophylle éteinte sous L’intensif humain Nulle abeille nul papillon Ô ! Lumière capturée Catherine Robert  

Chania l’hiver

Et le désir d’écrire une ballade… Signe la symbiose du ciel Et de la passion d’autrefois Nuit douce dans les ruelles Là où le passé se déploie De cela on revient – Parfois L’on prie pour que jamais ne croise De ces souvenirs qui nous noient Comme neige qu’on apprivoise Il est des prospectives, belles Dans le silence sur les lire la suite...

Soudain l’orage

Nuit noire. Le vent se lève. Les branches craquent. Un torrent de pluie s’abat violemment sur la ville. L’eau monte dans les rues. Bien au chaud derrière la fenêtre de mon atelier je regarde indifférent ce déferlement de fureur. Des éclairs lumineux déchirent le ciel. Au loin j’entends le grondement s’amplifier de la rivière devenue torrent. Un coup de tonnerre, lire la suite...

Lieu-corps

Il y aurait, là-bas, une vague immense et douce qui porterait mon corps en majesté. Elle s’appelle la vague des amants éternels, celle qui porta le corps souffrant de Tristan vers le rivage d’Iseult la Blonde. Elle est orientée vers les jours qui se succèdent entre les roseaux brisés puis vient la lande que je foule à l’aube. Le voyageur lire la suite...

Chania/ballade – extrait

Chania sous la neige, hiver 2017 Il est des prospectives, belles Dans le silence sur les toits Des esquisses teintées de miel Bourdonnant comme de vieux crétois De cela on se souvient – Coi Dessous le soleil qui nous toise Tant on ignore les pourquoi Comme neige qu’on apprivoise Lire la ballade

Flashback

Suite au projet Quand rêvent les arbres…, exploration poétique du quartier Chemin bas d’Avignon, à Nîmes, réalisé en 2016-2017, j’ai souhaité renouveler l’expérience de cartographie narrative, désignée cette fois Topologie du surgi et de l’effacé, avec la triple ambition de rendre compte de mes explorations de paysages ; de relater l’expérience des ateliers d’écriture menés sur le territoire local et lire la suite...

Flash

Le ciel, plus ou moins ciel; Plus ou moins dormant Mauve crayeux Camaïeu à tes cils Varech primordial,  Michel Cassé, 2012 Docteur d’État en Astrophysique, Michel Cassé est spécialisé dans l’origine et l’évolution des éléments dans l’univers, l’évolution stellaire et nucléosynthèse, le rayonnement cosmique, l’astronomie gamma, les supernovæ et la cosmologie. Scientifique mondialement connu, il est astrophysicien au Commissariat à lire la suite...

Incendies

Film inspiré – une dérive à Détroit (USA) – qui fournit matière à rêver, à écrire un sonnet, à lire.

Clair obscur

Le clair-obscur est l’art de distribuer dans un tableau les nuances de la lumière contrastant avec un fond sombre. En littérature, figure de style que l’on appelle aussi oxymore, alliance de deux mots à signification opposée, exprimant l’inconcevable et créant ainsi une nouvelle réalité poétique.