Chronique cartographique en territoires figurés et poétiques

Archives pour le mot-clé : Nîmes

Année 2020

Les ateliers qui se déroulent chaque mois à Nîmes déploient une aire d’écriture,  trouvant place, parfois, sur la carte. En dix séances, de janvier à décembre 2020 et  une pause l’été. Outrechamps décline pour l’année 2020 le thème CORPS Précédemment les productions 2019 les productions 2018

Je ne suis pas assise

Sous le crayeux du sol, l’eau ruisselle en un silence ponctué de bavardages frivoles, de cliquetis de vaisselle et de rares aboiements. Les pigeons, ils sont partout, qui picorent les miettes sur les tables du café, se perchent sous les branches ployées des pins d’Alep ou zèbrent le ciel anthracite. Mon grand-père chaque matin examinait les cages de ses oiseaux, lire la suite...

Parfois l’ivresse

Dans la solitude de cette station, bateau ivre, seule en ce jardin. L’homme à moitié sourd depuis l’âge de 6 ans maquille le ciel en jaune. Ce fantôme se prend pour un clown, rapace à flanc d’abîme, oiseau égaré de mes souvenirs… Muriel Ramaré

Palma

Sans le prévoir, une innocente balade aux Jardins de la Fontaine se transforme en quête de palmes. Ni les académiques, ni celles de Cannes. Non, cela commence assez bêtement devant la source qui bouillonne ce samedi 22 juin 2019, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes.  

Place du Guesclin

  Se repérer dans la ville. Place Duguesclin. Le Dogue noir de Brocéliande qui de sa vie a fait une errance meurtrière se retrouve loin de sa Bretagne natale. Je suis loin de mon lieu de naissance – ni manque ni lacune – un flux m’entraîne : tiens, la surprise d’effluves de girofle, le « cling » d’un vélo, la paume qui passe lire la suite...

Orientalisme

Orientalisme, c’est une exposition au Musée des Beaux arts de Nîmes en 2018. Orientalisme, c’est un contexte historique, un vocabulaire chromatique, des détails relatifs aux paysages, aux scènes de genre et aux portraits. Orientalisme, c’est Sara la baigneuse qu’écrivit Victor Hugo en 1828, c’est l’amour des imparfaits que déroule Flaubert dans Salammbô, en 1862.

Flashback

Suite au projet Quand rêvent les arbres…, exploration poétique du quartier Chemin bas d’Avignon, à Nîmes, réalisé en 2016-2017, j’ai souhaité renouveler l’expérience de cartographie narrative, désignée cette fois Topologie du surgi et de l’effacé, avec la triple ambition de rendre compte de mes explorations de paysages ; de relater l’expérience des ateliers d’écriture menés sur le territoire local et lire la suite...