Chronique cartographique en territoires figurés et poétiques

Archives pour le mot-clé : corps

La femme en ces tableaux

Vagues du corps Repos des ailes Même trouée dans l’herbe Même plongée dans la contemplation de l’instant jardin… Viens, marchons un peu sous nos ombrelles Le bruit de nos pas Nos mouvements de robes Le mouvement des arbres A la douceur du geste Arrange les pétales Sépare les tiges Calme Calme dans les mains, dans les bras Dans les yeux lire la suite...

Ut pictura poesis

À l’occasion de l’exposition Albert André aux Archives départementales du Gard, questionnons l’influence de la peinture sur la poésie et celle de la poésie sur le dessin.

Éluder le désir

Il lui récite les tables de multiplication d’une voix gouailleuse. « Oh my God » soupire-t-elle. Il stoppe net, se lève et bondit. Saute par-dessus la balustrade. Les canards et les pigeons s’envolent. Les cygnes, eux, ont gardé la tête sous l’eau. Ce vol de cygnes, non ! de naïades se sauveOu plonge Elle l’appelle, Benoît ? Bertrand ? Il gambade, il fanfaronne, lire la suite...

La trace du lointain sur ma peau

Face à face avec la fenêtre – torchon qui pend sur le zinc du bac – pince suicidaire, comme celle d’un crabe qui me narguerait et m’attirerait. Souffrir pour ressentir ? Dans l’eau claire, soigner mes plaies ; vers la fenêtre, plonger le regard et de la lumière, conserver la trace du lointain sur ma peau. Devenir, en fermant les lire la suite...

Triptyque subliminal

  L’alcool stimulant m’a désinhibé. J’ai rangé le flash, la vie allumée s’est mise à danser, qui coule en moi – je veux me noyer- réservoir de mes rêves. Sa force étoilée nous fait briller la rue. MR Lendemains joyeux d’un futur certain. Je le vois soudain, comme une éclipse surgie du passé, de mon imaginaire, d’un horizon lointain.  Dans lire la suite...

Lituanie 5, fuguer

Fuguer est une fatigue. Tu as les yeux cernés, la gorge asséchée, le corps qui vacille, pire tu deviens aigrie. Tu tournes en rond et t’épuises vainement. Je reste assis à terre, dans l’ultime pièce en enfilade. Nous nous sommes énervés à l’abri d’une bâtisse abandonnée, je songeais à une autre vie, nous aurions parcouru les étages en riant, les lire la suite...

Lituanie 4, Dieu

Dieu nous viendra-t-il en aide ? Peut-il détourner ce qui sera le destin de notre coup de foudre ? Seul, je me serais assis sur un banc et j’aurais rêvé. Seul je l’étais, même quand tu te déshabillais dans les églises de brique et que je bandais comme le bois dont sont faits tous les saints au milieu des petites lire la suite...

Lituanie 2, Hamlet

Ô s’approcher de l’eau ! Dans les reflets dérivait Ophélie que les herbes ne chatouillaient plus. Nous récitions les tirades d’Hamlet en faisant de grands gestes. Tu étais facétieuse, tu te cachais sous la barque en chantonnant, après tu léchais la peinture écaillée sur ta peau humide tout en dansant la sévillane. Nous étions comme les pissenlits sur le sol lire la suite...

Résonance

Le FRAC de Normandie révèle ses dernières acquisitions dont la présentation se décline en Construction et déconstruction du paysage ; Corps : du fragment au mouvement ; Espaces architecturés et Nouvelles formes de récits. Dossier de presse, PDF ci-dessous

Soudain l’orage

Nuit noire. Le vent se lève. Les branches craquent. Un torrent de pluie s’abat violemment sur la ville. L’eau monte dans les rues. Bien au chaud derrière la fenêtre de mon atelier je regarde indifférent ce déferlement de fureur. Des éclairs lumineux déchirent le ciel. Au loin j’entends le grondement s’amplifier de la rivière devenue torrent. Un coup de tonnerre, lire la suite...

Fille de la nuit égarée

Tu tiens baissées tes paupières de neige. Tu tiens cachés tes doigts de rose. Tu tiens voilé le haut du corps, masquant la beauté rayonnante d’autrefois quand à l’aurore, se répandait des rameaux agités, une rosée tardive. Vierge sans ailes qui n’annonce plus aux dieux ni aux mortels l’arrivée imminente de la lumière blonde du soleil depuis qu’elle verse ses larmes sur le fils lire la suite...

Orientalisme

Orientalisme, c’est une exposition au Musée des Beaux arts de Nîmes en 2018. Orientalisme, c’est un contexte historique, un vocabulaire chromatique, des détails relatifs aux paysages, aux scènes de genre et aux portraits. Orientalisme, c’est Sara la baigneuse qu’écrivit Victor Hugo en 1828, c’est l’amour des imparfaits que déroule Flaubert dans Salammbô, en 1862.

Lieu-corps

Il y aurait, là-bas, une vague immense et douce qui porterait mon corps en majesté. Elle s’appelle la vague des amants éternels, celle qui porta le corps souffrant de Tristan vers le rivage d’Iseult la Blonde. Elle est orientée vers les jours qui se succèdent entre les roseaux brisés puis vient la lande que je foule à l’aube. Le voyageur lire la suite...