Chronique cartographique en territoires figurés et poétiques

Archives pour le mot-clé : collectif

Our underground

Étage peau – surface de moi Soleil de midi écrasant Moi, j’voudrais être ce cheval blanc qui s’enfuit dans la nuit Il y a, près de l’escalier de secours, un quadrillage noir et blanc qui répond aux fenêtres grillagées et – en arrière plan – ta maigreur, ton regard et l’ironie de tes lèvres Collectif  

La trace du lointain sur ma peau

Face à face avec la fenêtre – torchon qui pend sur le zinc du bac – pince suicidaire, comme celle d’un crabe qui me narguerait et m’attirerait. Souffrir pour ressentir ? Dans l’eau claire, soigner mes plaies ; vers la fenêtre, plonger le regard et de la lumière, conserver la trace du lointain sur ma peau. Devenir, en fermant les lire la suite...

Diffraction sans bord

Paris à l’aube 3 enfants du tumulte Certains rasaient les murs D’autres grimpaient dessus Leurs poings armés et leurs dents aiguisées Jaillissement équin Éruption des tranchées Les pointeurs fixaient les bulles des niveaux Qui remuaient ainsi que les yeux des chevaux Fin du monde Effondrement Leurs yeux étoiles bestiales Éclairent ma compassion À la fin tu es las de ce lire la suite...

Triptyque subliminal

  L’alcool stimulant m’a désinhibé. J’ai rangé le flash, la vie allumée s’est mise à danser, qui coule en moi – je veux me noyer- réservoir de mes rêves. Sa force étoilée nous fait briller la rue. MR Lendemains joyeux d’un futur certain. Je le vois soudain, comme une éclipse surgie du passé, de mon imaginaire, d’un horizon lointain.  Dans lire la suite...

Dictionnaire décalé

Atlas Il trace des planisphères, des cartes imaginaires et leurs graphismes. Il évoque le départ – un matin à l’aube -, la traversée d’une lumière spatiale sans bornes et sans vacarme. Il dénonce le trafic des réfugiés, depuis la guerre vers nulle paix, de la pauvreté vers le fantasme. CR Encre On la dit sympathique, de Chine et de sang. lire la suite...

Berlin

Ma C., tu as saisi sous verre la belle dont nous rêvions enfants, son visage parfait et son port hiératique – oubliés les cieux égyptiens et le charme du Nil – un autre sanctuaire accueille notre amie, un abri ivoire non restauré même si je reconnais les feuilles d’acanthe et les angelots barbouillés du Quattrocento.  Néfertiti baigne dans un silence lire la suite...

Séville

Chère C., un an déjà que nous nous sommes rencontrés. C’était à Séville, aux Archives des Indes. Tu y venais pour la première fois, j’étais un habitué. Je venais m’user les yeux à fouiller dans les vieux écrits. J’y découvrais la lumière du sud, les Antilles espagnoles, la chaleur sur les plantations, le soleil sur la mer. Toi, tu venais lire la suite...

Cologne

Chère amie, Je t’écris du théâtre de Cologne en attendant que les lumières s’éteignent et que le spectacle commence. En traversant la ville dans cette opacité moite et glaciale d’un hiver allemand, une idée m’est venue. Que dirais-tu si je venais te rendre visite ? Rome et sa lumière me manquent. Je n’en peux plus de ma solitude et de cette lire la suite...

La promenade

Interdiction de monter sur la partie ronde de la buse, dit le cormoran. Le grand YAKA, dit le courlis. Le petit – ET MOI ? ET MOI ?  ET MOI ? C’est un festival. L’émoi change le monde et l’horizontalité du paysage – en mouvement perpétuel. Les araignées ne grimpent plus au plafond et les bulots flirtent avec le citron. Dans la nuit, lire la suite...

La plage

Descendre avec la marée fouler les grains de sable, les grains de mots éparpillés par un vent glacial, descendre sur la grève à quatre, à cinq, parce qu’aujourd’hui la lumière accroche les papiers – papiers comme des parchemins dans ma gorge jusqu’à mon sexe qui moisissent de n’être jamais lus. Sortir les mains jointes en offrande au dieu local à lire la suite...