Lituanie 1, les lilas

Isabelle Vincent, mai 2018

Ma peau est de bois, de fer et de lianes. Au loin, le son étouffé de l’harmonica prolonge l’apaisement après l’amour. Je perçois le bruissement du vent au dessus du toit et une odeur d’enfance à travers les lattes disjointes. Nous aurions pu rester jusqu’à quand, ici ? Aurions-nous pâli, comme le printemps à travers les lilas ? Mon aimée se mordait la lèvre, elle poussait la porte, attrapait une toile de lin. Moi, je doutais sous le ciel éblouissant.

Catherine Robert