[blanco y negro]

Don’t Follow Me, I’m Lost, Alberto García-Alix, La Movida, Rencontres Arles 2019

Il a recouvert des valérianes officinales de dessins au curaçao [azul] tel que le professait le Dr Charcot en 1853.

Il a autrefois travaillé avec de petits plateaux de bakélite polychrome [multicolor] qu’il recouvrait de plâtre patiné et de vernis magique sous lesquels il avait peint de purpuréens [púrpura] carpelles.

Il a accompagné des militaires qui avaient déserté Libreville, blêmes [pálido]de colère.

Il a fait la cible au volant de ses voitures sanguines [carmin] après avoir joué longuement au base-ball avec ses enfants.

Il aurait dissimulé de la psilocybine dans le fauteuil noir et blanc [blanco y negro] qu’occupa sa vieille mère à Rodez de 1905 à 1969, ce qu’il a toujours nié.

Il a utilisé sa sœur aînée, non pas celle qui possède un sixième sens pour détecter les brebis galeuses mais celle qui hurlait « I love you but I’ve chosen darkness » [oscuridad].

Il a filmé sous le contrôle de scientifiques patentés, trois seringues verticales parme [violeta] selon les angles respectifs de 180° ou 90° en un seul fix à Prague.

Il a soufflé les larmes des mères au-dessus des garrots maculés de pisse [amarillento] et après coup a rugi en prenant le pas de course « Tu peux vivre ici, si tu le veux ! ».

Il aurait fait tuer par mégarde 1, 2, 3, 4, 5 iconoblastes par inhalation d’astringente pistache [verdín], sans toutefois les faire souffrir.

Il aurait fait aussi mitrailler plus de treize personnes en fermant les yeux [ciego] lors d’une descente à Phnom Penh, le 10 avril 2005.

Catherine Robert