« L’émotion de la provenance »

C‘est Jean-Christophe Bailly qui écrit cela dans son introduction à Le dépaysement, paru en 2012. Il est question de fluidité, de vent dans les branchages et d’absence de racines. Je lis dans le désordre ses mots qui bruissent en moi. Rappelons-nous ces humains qui ont arpenté le territoire et se sont réfugiés dans les grottes qui surplombent la rivière (elles ont gardé trace de leur histoire sur les parois pigmentées). Aujourd’hui, ce que l’on parcourt est un mille-feuilles. Un palimpseste.