Couleur locale

J’ai découvert le néflier du Japon en 2012, à Nîmes. Il fallait trouver où me loger et donc, des arbres. Ce furent entre autres cet Eriobotrya japonica. Eriobotrya signifie « grappe de laine » en grec, ce que sont les jeunes bourgeons cotonneux et les feuilles aussi. Peu de temps après mon emménagement, j’eus la surprise de découvrir en novembre-décembre de longues inflorescences blanches et mellifères à l’odeur suave. Les feuilles présentes toute l’année sur l’arbre tombent en faisant un bruit sourd qui pourrait faire penser à un marcheur dans la nuit. Ce géant, alter ego d’un figuier tout autant énorme lui faisant face, est le repère qui succède au châtaignier de Rouen et au cerisier du Mans . Il est le veilleur de mes songes et l’interlocuteur de mes silences. Il est ma couleur locale.